Inauguration de la rue Drancourt à Montesquiou

Vendredi 16 janvier à 11 h en présence de M Frézet, sous-préfet, de Mme Verier-Jouclas, directrice générale des Anciens Combattants et du devoir de mémoire, de M Cazeneuve, député, du sénateur M DUFFOUR et de nombreuses personnalités intercommunales ou locales dont M Jean Claude Lestrade, président des Anciens Combattants de Montesquiou, notre maire Etienne Verret et les enfants de l’école avec Mme la directrice ont inauguré la rue Drancourt, « carrelot » de notre bourg resté jusqu’a nos jours anonyme car il ne comptait aucune adresse. 

Résistant gersois de la première heure résidant dans sa ferme de Cadiran d’en Haut, André Drancourt avait organisé des caches d’armes et de munitions dans sa propriété et chez des paysans voisins, en vue du soulèvement général de 1944-45. Suite à l’occupation de la zone libre, c’est plus précisément après le démantèlement du maquis de Ponsampère dans la forêt de Berdoues que le renseignement nazi obtenait, par délation ou trahison, les données qui lui permettraient, deux semaines après l’arrestation de vingt jeunes patriotes mirandais, d’interpeler chez lui, le30 décembre 1943, Simon André Drancourt, âgé de 37 ans. 

Il sera déporté au camp de concentration de Bergen Belsen où il mourra, dans les conditions effroyables bien connues aujourd’hui, le 30 décembre 1943 à l’âge de 39 ans.

Mme Verdier-Jouclas et Etienne Verret ont évoqué, dans leurs allocutions, la nécessité de se souvenir du courage de ceux qui ont combattu, et souvent donné leurs vies, pour la liberté de notre pays. Mme Verdier-Jouclas, originaire du Tarn, a insisté sur la façon exemplaire dont les communes rurales célébraient aujourd’hui “le devoir de souvenir”, désignant du doigt les enfants de notre école présents et les félicitant d’être là.

Notre maire évoquait, quant à lui, les étapes qui ont conduit à reconnaître André Drancourt officiellement “mort pour la France” en 1950 et à lui décerner la Médaille de la Résistance à titre posthume en 1968. Il incluait également dans notre devoir de souvenir et de reconnaissance, notre commune jumelle de Roclincourt, marquée par les combats acharnés de la première guerre mondiale, ainsi que notre ami André Ducès, décédé quelques jours auparavant, qui avait présidé les Anciens Combattants de Montesquiou pendant 24 ans et avait oeuvré de façon exemplaire, comme sapeur-pompier, pour faire vivre et perdurer le devoir de mémoire. 

Rappelant les mots de Simone Veil pour qui “garder vivante la mémoire, c’est éviter que la haine ne refasse surface”, Etienne Verret remerciait les personnalités présentes puis il retirait le drapeau tricolore entouré par les autorités présente qui voilait le vieux mur pour qu’on puisse lire la plaque gravée : ANDRE DRANCOURT, MARTYR DE LA RESISTANCE.

La sonnerie aux morts, solennelle, ponctuait l’hommage rendu. Deux cents pas séparaient l’audience, visiblement très touchée, de la mairie du village où l’attendait un pot convivial traditionnel, et d’excellents petits fours qui allaient dénouer les gorges serrées par l’émotion.

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